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LA CRÉATION DU COMITÉ DE QUARTIER

26 mai 1971 : Constitution de l’Union de Quartier

 

En 1971, un groupe d’habitants et d’association du quartier décidèrent de se regrouper sous une « Union de Quartier » en se donnant deux objectifs : l’animation et la défense du quartier.

« Pour une grande ville à croissance rapide, il est malaisé de régler tous les problèmes à l’échelle humaine. Le risque est grand de ne pas apercevoir certains d’entre nous, ou d’en faire une approche insuffisante, voire malencontreuse. Les « Unions de Quartier » sont une réponse spontanée à des phénomènes d’urbanisme souvent déshumanisant. Ce critère de spontanéité est une des caractéristiques de notre association. L’Union de Quartier authentique structure démocratique, constitue une richesse irremplaçable. Ainsi des femmes, des hommes se rencontrent et se confrontent au profit d’objectifs qu’ils dégagent et réalisent ensemble »

Manifeste de l’Union de Quartier (1971) 

Pour ce qui était de l’animation, l’Union de Quartier gérait les activités socioculturelles d’un « Centre de Rencontre » installé dans deux pièces au premier étage des communs d’un domaine bourgeois de la rue Pierre Voyant. L’association avait une mission lointaine : devenir un Centre Social, et pour ce faire avait obtenu la décentralisation d’activité du centre des Buers.

La défense des habitants du quartier et la prise en compte de leurs attentes se limitait, dans un premier temps, à la transformation en parc public, de l’ancien domaine et de son utilisation.

Cette double vocation, dynamique, à priori, s’est avérée contradictoire avec le temps et la croissance des activités sociales au Centre de Rencontre. Les années passant, le conflit latent se révélait au rythme des Conseils d’administration.

Il est clair que la défense des habitants du quartier se terminait bien souvent par des passes d’armes avec la Municipalité ou les autres structures responsables. Passes d’armes, souvent, peu compatibles avec les activités d’une association qui veut gérer un futur centre Social, fortement financé par cette même Municipalité.

Le débat était vif au sein du Conseil d’administration de l’Union de Quartier quand on abordait le problème de son indépendance dans le adre de la défense des habitants du quartier. Il se terminait bien souvent par beaucoup d’incompréhension de la part des membres gestionnaires issus des activités, qui ne souhaitaient pas interpeller la Municipalité, plus que nécessaire… et beaucoup d’irritation de la part des membres, issus du quartier, qui jugeait bien trop frileuse la position du Conseil d’administration.

Cette situation évolua naturellement, mois après mois, vers une radicalisation de ceux qui avaient été élus au Conseil d’Administration pour la défense des habitants. Radicalisation, bien souvent, poussée à son extrême par un choix délibérément gauchisant, et provocatrice, de leur démarche. 

 

14 décembre 1978 : Création d’une commission urbanisme au Centre de Rencontre

 
 

Pour essayer de garantir les moyens d’une gestion séparée et indépendante de la part activité face à la vie de quartier, l’Union de Quartier avait mis en place deux commissions.

  • l’une dite « activité » dont l’objectif était de prendre en compte les activités de type Centre Social
  • l’autre dite « quartier » qui regroupait tout ce qui concernait l’aspect vie de quartier. Elle prenait en charge, plus particulièrement son aspect revendicatif.

Ces deux commissions étaient présentées comme bénéficiant de beaucoup d’indépendance, la décision finale revenant au Conseil d’Administration. L’objectif était évident : donner les moyens à la part animation de gérer au mieux, et librement, l’évolution vers un Centre Social. Cette opération ne permit aucunement de faire tomber les tensions entre les deux parties.

L’objectif du Conseil d’Administration était, à terme, un partage de l’association en deux l’une orientée vers la gestion d’un futur Centre Social et l’autre vers la défense des intérêts du quartier. Mais il entendait le faire au moment qu’il jugerait le plus judicieux.

Mais, prenant les devants, le 27 juin 1979 trois membres du bureau, habitants du quartier, décidèrent de publier un « manifeste » pour inviter un certain nombre de militants, bien choisis, à une réunion préparatoire à l’assemblée générale constitutive d’un Comité de Quartier. L’éditorial du premier journal du comité exprimera bien l’état d’esprit des « fondateurs »

« Dans un quartier comme dans une entreprise, un commerce ou autre lieux de travail, un certain nombre de problèmes se posent à ses utilisateurs. C’est, en fait, dans le quartier que nous retrouvons la conjonction des différentes luttes et c’est sur le même lieu que nous devons les prendre en charge. Les travailleurs, les femmes, les handicapés, les jeunes, les personnes âgées doivent aussi, dans le quartier, pouvoir exprimer leur lutte contre toutes les formes d’oppression. Pour cela, la population doit avoir à sa disposition un moyen d’exprimer son mécontentement et avoir une outil pour répondre aux agressions dont elle est victime sur son lieu d’habitation, il doit être à la disposition de ceux qui utilisent la ville. Le Comité de Quartier doit permettre de traduire un rapport de force favorable pour les utilisateurs de la ville   face à ceux qui la font, la défont, qui la modifient qui l’agressent qui la mutilent » 

 Edito Journal du Comité de Quartier 

 11 octobre 1979 : Assemblée constitutive du Comité de Quartier  
 

Les habitants du quartier étaient invités à la première assemblée générale par un tract volontairement mobilisateur :

« Notre quartier, Cusset : Vivre ou subir… »

Tous (ces) problèmes et d’autres à venir exigent, au niveau du quartier une prise en charge collective pour une action vers les responsables. Cette première AG du comité réunit, dans le vieux chalet du Centre de Rencontre (futur Centre Social de Cusset)  une bonne centaine de personnes impatients de parler de leurs problèmes particuliers sur le quartier. A cette époque, ces problèmes se centraient autour de :

  1. la transformation du boulevard Laurent Bonnevay en autoroute urbaine
  2. la création d’espaces verts
  3. la création des crèches, d’une halte garderie au futur Centre Social
  4. la mise en place du plan d’occupation des sols…
  5. et d’autres problèmes très graves qui se posent actuellement sur le devenir des immigrés et plus particulièrement à Cusset, le relogement des habitants des immeubles Olivier de Serres.

La première décision fut de convoquer une réunion générale du quartier pour discuter du Plan d’occupation des Sols qui était mis en révision par le nouveau maire de Villeurbanne : Charles Hernu.

 
 
 LA PERIODE ACTIVISTE DU COMITÉ
 1980 : Le Plan d'Occupation des Sols
 

 Le premier travail sur lequel s’est penché comité fut la modification du POS. Cette modification préparée sous la Municipalité précédente, fut immédiatement remise en cause par la toute nouvelle municipalité de Charles Hernu. Si la version précédente tendait à faire, de Villeurbanne, une ville sans potentiel industriel, la volonté de la nouvelle municipalité était de maintenir un tissu diversifié, plus particulièrement, le maintien et le développement des zones industrielles, et de ne pas faire de Villeurbanne une ville dortoir.

Bien qu’approuvant globalement la démarche, le comité trouvait les propositions de la municipalité trop timorées, trop conformistes. Pendant les quelques semaines séparant l’AG de cette réunion, le comité travailla sans discontinuer pour mettre en forme une contre proposition sur Cusset et la présenter aux habitants. Ainsi, une première réunion des habitants du quartier était organisée quelques jours après l’AG constitutive du Comité, le 30 novembre 1979.

« Quel avenir pour Cusset ? Des espaces verts ? De la place pour vivre ?  

Mais surtout : Des bretelles d’autoroutes, des expropriations, des démolitions. Et beaucoup de béton…..»

« Refuser le béton et le jeu des promoteurs. Privilégier, réellement, les piétons, les deux-roues, les transports en commun devant l’automobile. Sortir du cadre étriqué de l’urbanisme théorique pour la vie quotidienne des gens. Voilà des choix qu’il faut faire pour préserver la dimension humaine d’un quartier…. »

« … à condition que ce soir les habitants du quartier qui en jugent de l’utilité et de l’utilisation future ».

Extrait de l’intervention du Comité auprès de la Municipalité

 
1980/1981 : La Halte Garderie du Centre Social 
 

Pour acquérir son autonomie de Centre Social, le Centre de Rencontre se devait de proposer des activités multi générationnelle, et plus particulièrement une halte garderie, dans le cadre de son projet. Le financement de la Caisse d’Allocation Familiale était assuré dans la mesure où le futur Centre Social et la mairie mettaient en œuvre les moyens nécessaires au fonctionnement de la halte.

Le Comité prit fait et cause pour l’ouverture de la halte garderie. C’était une attente des habitants du quartier, puisqu’une enquête, organisée par le Comité de Quartier, en avait montré le besoin. Il apparaissait que plus de 100 enfants de Cusset relevaient de l’utilisation d’une halte garderie, voire d’une crèche. Cette enquête était soutenue par une pétition qui avait recueillie quelques 500 signatures. L’occasion était trop belle, pour ne pas engager de nouvelles passes d’armes avec l’administration.

 

« Véronique a un rendez vous chez le médecin… Toujours pas de solution pour garder Carole, 1 an….Que faire ?

Véronique pense, à nouveau, aux promesses… garde à domicile avec les aides maternelles, halte garderie, crèches… Toutes ces idées se bousculent dans sa tête, mais pas de solution tout de suite…

 

Journal du Comité 

La halte garderie a effectivement ouvert en septembre 1981, la mairie de Villeurbanne a pris en charge l’installation complète des locaux, le financement de l’exploitation étant assuré par la mairie et la CAF. Mais le comité, devant les besoins exprimés par l’enquête et l’isolement à venir du secteur Bonnevay demandait l’installation d’équipement dans ce quartier.

Cet équipement n’a jamais vu le jour. Et pour plusieurs raisons : pendant les années qui suivirent le besoin en garde s’était stabilisée, et couvert par le développement des assistantes familiales, mais aussi le secteur Bonnevay ne connu pas un réel développement dans le cadre de l’animation de quartier (peu de commerces, une gare routière envahissante… ) et de ce fait, les structures sociales ne suivirent pas .Ce sera l’origine des difficultés futures de ce secteur. 

 
1980/1984 : La participation au fonctionnement municipal
 

Le maire, Charles Hernu, avait annoncé la mise en place un certain nombre de moyens dits de concertation entre les habitants et la municipalité. Le premier d’entre eux s’appelait : le « Conseil Consultatif des Associations ». Il regroupait les associations représentatives de Villeurbanne et voulait être l’assemblée où s’échangeraient les idées sur la culture et l’identité villeurbannaise et se discuteraient les points les plus importants pour l’avenir de la cité.

L’idée était séduisante, mais ce type d’organisation présente deux défauts qui rendait son fonctionnement difficile et peu efficace. En effet, il est totalement impossible de débattre d’un sujet important dans une assemblée de 150, voire 250 personnes représentant des associations aussi diverses que des associations engagées (Conseils de parents d’élèves, comités de quartier, associations familiales, …) jusqu’à des regroupements d’intérêt (amateur de patins à roulettes…).

 

Le comité a participé à toutes les réunions sans trop y croire. Profitant de telle ou telle intervention, de tel ou tel débat, il émettait quelques avis, faisait des propositions, présentait tel problème du quartier dans sa vie sociale, économique, éducative ou urbanistique…

 

Le conseil consultatif ne survécut pas à la première municipalité Hernu. Il fut remplacé par une structure plus légère : le conseil consultatif de quartier. Ce conseil fonctionnait sur le même mode, avec les mêmes objectifs politiques mais intervenait au niveau des grands quartiers. Sous cet aspect, il était plus proche des problèmes des habitants, et, de ce fait, beaucoup mieux perçu par eux.

 

Ces conseils consultatifs de quartier étaient mieux accueillis par les associations engagées, avec toutefois une certaine méfiance, mais ils semblaient pouvoir être une étape vers les conseils d’habitants ou de quartier autogestionnaires demandés par les organisations gauchistes et écologistes.

 

« … la décentralisation doit être l’occasion de doter les quartiers de moyens efficaces et clairs, permettant un réel débat démocratique autour de leurs problèmes qu’ils soient d’urbanisme, de logement, de santé ou d’école. »

 

Journal du Comité 

 

Mais ces conseils consultatifs de quartier ont ébauché un modèle qui sera complètement élaboré dans les conseils de quartiers créés par la municipalité de Gilbert Chabroux en 1995. Ils ont démontré leur intérêt et une capacité d’action remarquable, tout au moins pour celui de Cusset. Le comité de quartier s’y est alors totalement impliqué.  

 

1980/1982 : La construction du métro & du LY1  

 

Le quartier a subi des évolutions importantes entre 1970 et 1980. Dans cet intervalle ont été réalisés :

  • La construction du métro avec en particulier la gare routière Bonnevay.
  • La transformation du boulevard Laurent Bonnevay en autoroute urbaine.
  • La construction de l’échangeur dit « Complexe de Villeurbanne », vaste échangeur multimodal entre une autoroute, un métro, des bus et les rues du quartier.

Cette transformation, selon l’expression d’un participant à une réunion d’habitants ont fait de Cusset : « un ancien village déchiré par des autoroutes et des voies rapides ». Porté par une opposition quasiment unanime des habitants et associations du quartier à ces transformations et surtout à la manière autoritaire dont les évolutions étaient décidées puis engagées, le comité resta sur la brèche de 1979 à 1985. Il fit de ce temps une succession d’actions, d’interventions, de prises de position continues en direction de toutes les responsabilités.

« Comment survivre dans un environnement fait pour l’automobile au mépris des piétons ? Des travaux ininterrompus… à l’autoroute urbaine. Pourtant c’est vrai qu’avec une autre volonté des pouvoirs publics, nous aurions pu avoir un quartier où il fait bon vivre. C’est un autre choix. !»  

Les chapitres suivants évoquent quelques actions entreprises, par le Comité et les habitants, liées à cette transformation aberrante.

 

1980 : L'isolement du secteur Bonnevay

 

 

 

La transformation du boulevard en autoroute urbaine en tranchée, et la construction de l’échangeur isolaient totalement le secteur Bonnevay du centre de Cusset. L’unique point de passage, en sécurité, était la passerelle construite sur le pont du métro, au passage du boulevard. 

 

A l’origine, il était prévu un passage piétons au milieu d’un vaste parc à voitures tracé sur la couverture complète de l’autoroute au droit de la gare routière, depuis le pont de Cusset jusqu’au quartier de Bel Air. L’idée neuve à l’époque, était de promouvoir le transport en commun, à l’intérieur de la communauté urbaine, et donc, de favoriser l’utilisation du métro, par ce parc, dit de dissuasion. En réalité la couverture ne s’est pas faite pour un banal problème de financement ou plus exactement un banal manque de volonté de la part des financeurs institutionnels.

 

« L’autoroute LY1 détache de façon très nette cet îlot du reste de Cusset auquel il est censé être lié. Cette cassure entraîne de nombreux inconvénients pour nous tous, qui y habitons... Pour les piétons, une seule possibilité d’accès, la passerelle du métro, à moins d’emprunter le passage piéton très mal signalé sur la bretelle d’autoroute en direction de Vaulx en Velin.

Journal du Comité

 

1979/1982 : La passerelle Marcel Cerdan

 

Dès les premiers coups de pelleteuse du Complexe de Villeurbanne, les habitants ont compris que l’on avait oublié les piétons. Avec l’Union de Quartier d’abord, puis le comité, ils se sont mobilisés pour la construction d’une passerelle reliant les deux parties de la rue Marcel Cerdan. Dès les premiers coups de bulldozers, l’Union de Quartier, les Conseils de parents d’Élèves et la CSF appelèrent à une manifestation sur le boulevard en construction lieu le 10 décembre 1977. Ce fut un succès populaire, bien que regardé d’une manière condescendante par les responsables politiques du département et de la région. Cette manifestation avait un autre impact, celui de faire prendre conscience aux habitants que ce qui se passait autour du boulevard de Ceinture allait durablement modifier les conditions de vie sur le quartier.

 

Le quartier dut attendre cinq ans pour voir se réaliser la passerelle, malgré un engagement permanent du Comité et des habitants : deuxième manifestation en novembre 1978, pétition des 600 habitants de Bonnevay, lettre aux ministres, aux présidents.

« Quand on sait que la plupart des habitants qui doivent traverser le boulevard sont des enfants et qu’il le font quatre fois par jour, on comprend la nécessité d’une telle passerelle. Cette passerelle, que vous avez donc financée en mai 79, ne verra le jour, selon les dires de l’Équipement, que courant septembre 81. »

Lettre aux Conseillers Généraux

 

Finalement la première pierre fut posée par Charles Hernu en décembre 81 et ouverte en septembre 82. Le Comité, eu égard aux cinq ans d’attente a quelque peu snobé les inaugurations :

 

« C’est par la lutte solidaire de tous les habitants de Cusset, Cusset divisé, Cusset partagé, Cusset blessé par le tracé d’une autoroute et d’un échangeur démesuré que le quartier se trouve réunifié »

Communiqué de presse du Comité

 

1981 : Le parc à voitures de Bonnevay

 

Si les plans préliminaires prévoyaient un vaste parc à voiture sur la couverture du boulevard, la réalisation n’avait laissé que 160 places en surface, ce qui n’a rien de dissuasif pour la station terminus du métro. Le POS de 1980 prévoyait l’extension du parc sous la forme d’une réserve TCL situé sur un ensemble occupé par des artisans. Quelque 25 emplois. Cette réserve devait permettre une extension de 50 places pour le parc. Le POS voté, les artisans eurent la visite de techniciens de la COURLY venus enquêter sur la faisabilité du projet et les conditions de préemption.

 

Interpellé par ces artisans, le comité se lança dans la bataille contre l’aménagement de ce parking sur le thème : « Non à 50 places de parking au prix de 25 emplois ».

 

Finalement en juin 1981, changement de politique oblige, le représentant du Préfet annonçait aux habitants l’abandon du projet. Il laissait entendre la possibilité, en contrepartie, de réaliser un parking en élévation à un ou deux étages, qui ne sera réalisé qu’avec la construction de l’Astroballe, en 1996, et en souterrain.

 

1982 : Le mur anti-bruit

 

La transformation du boulevard en autoroute urbaine eut une conséquence particulièrement désagréable sur le bien vivre des habitants des quartiers de Cusset, au sud, et des Buers, au nord : le bruit.

 

Depuis longtemps la circulation sur le boulevard Laurent Bonnevay provoquait des nuisances sonores pour les riverains, mais le passage à l’autoroute multiplia le volume de la circulation. La configuration du boulevard, construit sur les fortifications, le plaçait en talus, par rapport aux anciennes rues riveraines des fortifications puis du boulevard de Ceinture. Les voies de circulation de l’autoroute se trouvaient au niveau du premier étage des villas, nombreuses à Cusset.

 

Coordonnés par le Comité de Quartier, la mobilisation des habitants a été très importante pour, sinon supprimer le bruit, au moins l’atténuer jusqu’à un niveau acceptable.

 

L’idée d’une lettre pétition, à l’attention des responsables municipaux et de l’équipement, fut lancée par les habitants concernés. En quelques jours elle obtint les signatures de tous les habitants concernés.

 

De son côté le comité de quartier popularisait l’action par des tracts distribués sur le marché et des articles dans le journal. Selon la tradition l’aspect politique n’était pas oublié

 

« Il y a plusieurs façons de se protéger du bruit pour les riveraines de l’autoroute urbaine LY1. Entre autres :

  • Faire poser des doubles fenêtres !…
  • Mettre des boules Quiès !…
  • Aller dormir ailleurs !…
  • Bloquer le boulevard !
  • Détourner ce même boulevard !
  • Déménager !

Les responsables ont du penser à tout sauf, peut-être, à faire construire un mur antibruit… peut-être pensaient- ils que les habitants allaient le construire eux-mêmes. »

 

Journal du Comité 

Devant l’ampleur de la mobilisation des habitants, un mur antibruit, conçu à partir d’un rideau de palplanches, fut mis à l’étude. Les travaux ont commencé en décembre 1982 pour se terminer au deuxième trimestre 1983.

 

1974/1985 : La circulation à Cusset 

 

Tout le problème de circulation à Cusset était, d’évidence, la conséquence de la construction de l’échangeur de Villeurbanne et ses corollaires : la mise en sens unique du boulevard y accédant. Ainsi :

  • le cours Émile Zola devenu, dans sa dernière partie sur Cusset, bretelle d’autoroute alors qu’il traverse un groupe scolaire
  • la rue du Quatre Août devenue accès principal de Villeurbanne alors qu’elle traverse une zone commerçante et un marché

Ainsi le génie malfaisant des concepteurs faisaient se déverser trois bretelles d’autoroute sur le carrefour historique du hameau de Cusset entre la rue Bourgchanin et l’ancienne route de Vaux, à quelques pas de la place du marché, de la sortie du métro, du parc Pierre Voyant, des écoles…

  

 

La plupart des actions menées par les associations du quartier, avec en tête le Comité, tendront à réagir contre cet état de fait où le piéton n’a qu’une place anecdotique, voire dérisoire.

 

Des améliorations seront apportées au fil du temps, grâce à des interventions musclées des associations du quartier (blocage du cours Emile Zola)  : feu tricolores, passage piétons.

 

Des épisodes fantaisistes ont « égayé » les discussions comme l’installation de ralentisseurs, particulièrement bruyants sur le cours Emile Zola, le long des habitations et des écoles, rapidement supprimés.

 

Mais aujourd’hui encore, la circulation est le point noir du quartier de Cusset. Aujourd’hui encore, et peut-être plus encore qu’à l’origine, la situation de Cusset, comme lieu de vie au milieu de grands axes et de bretelles de raccordement du boulevard de ceinture, est en terme de circulation piéton, vélo, auto, invivable.

 
 
 LE COMITÉ ET LA COMMUNICATION
1979/1985 : Le journal
 

Dès les premières réunions du Conseil d’Administration, il est apparu évident qu’il fallait publier un journal pour informer les habitants et faire passer les messages jugés importants. La décision fut un journal trimestriel (3 numéros par an, pas de publication en été), écrit essentiellement par les membres du Comité mais qui pouvait laisser la place à d’autres organisations proches par le lieu (le Centre de Rencontre) ou par l’esprit (les Conseils de Parents d’Élèves, Associations Familiales) C’était bien dans l’air du temps, où tous ceux qui pensaient avoir quelque chose à dire se lançait dans une publication.

 

Dans les premières discussions sur l’opportunité d’un journal, il apparaissait comme devant être une publication d’information « militante, formatrice et polémique ». 

 

Le journal possédait un dépôt légal et un enregistrement ISSN, pour permettre un financement complet par des publicités de commerçants du quartier. Ces publicités étaient disposées en bas de page, un membre du comité s’occupait de trouver des publicités. 

 

Le journal diffusé à 7500 exemplaires dans toutes les boites aux lettres du quartier de Cusset, était relativement bien lu par les habitants. Il laissait rarement indifférent. Seize numéros furent publiés entre mars 80 et juin 85. Chaque numéro se faisait l’écho des activités et des actions du comité et des organisations accueillies.  

 
1979 : Le montage diapos de la fête d’été du centre de Rencontre
 

Le tout jeune comité, dans les premières semaines de son existence avait une audience limitée. Bien que nombreux à participer à la réunion du POS, les habitants n’avaient pas encore bien saisi l’intérêt et le besoin d’une association revendicatrice pour la défense de leurs problèmes. Aussi, profitant d’une fête d’été, au Centre de Rencontre, pour manifester sa jeune existence et surtout populariser ses propositions et ses orientations d’action, le comité a présenté un montage diapo : « Vivre à Cusset ». Ce montage présentait l’état du quartier en termes d’urbanisme et de circulation, mais aussi sous l’aspect des difficultés sociales, représenté par le quartier Olivier de Serres.

Ce montage, au texte volontairement sibyllin et quelque peu surréaliste et dans le choix du texte et des diapos eut un bon accueil des habitants du quartier qui se sont reconnus dans les situations présentées, sinon dans la manière de le dire.

 

1982 : L’exposition sur l’histoire du quartier

 

Pour le comité, l’idée de réaliser une exposition sur l’histoire du quartier de Cusset, et par-là même, sur Villeurbanne est née des Fêtes de Villeurbanne. En réalité quelques membres du comité souhaitaient retrouver l’histoire de leur quartier et s’étaient lancés dans une recherche de photos, de documents, de racines…

 

Cette exposition mobilisa plusieurs personnes du quartier, pas nécessairement membres du CA du comité, autour de la recherche, de la préparation et de l’accueil pendant les deux semaines de présentation.

  

Ce fut l’ancienne église de Villeurbanne, Saint Julien, devenue Saint Athanase, qui accueillit l’exposition. C’était aussi un symbole puisque c’était le plus ancien monument existant de Villeurbanne. L’exposition fut une réussite, plus de1200 personnes la visitèrent, malgré une ouverture limitée au samedi et dimanche et aux fins d’après midi.

 
2009 : Création du site internet
 
Créer un site internet pour communiquer avec tous, dans l'ère du temps...
 
D'OLIVIER DE SERRES A JACQUES MONOD
1959/1978 : Olivier de Serres
 

En 1959, une compagnie immobilière, Simon, avait fait construire un ensemble immobilier de six barres de huit étages, avec 336 logements. Cet ensemble, était replié sur lui-même, les six barres d’immeubles formant un quadrilatère avec en son centre des parcs à voitures et des garages. Dans un premier temps, ce sont les rapatriés d’Algérie qui sont logés. Puis les familles maghrébines trouvent ici un premier vrai logement sans aucune commune mesure avec les bidonvilles périphériques. En quelques années, la quasi-totalité des logements est occupée par des familles immigrées.

 

C’est en 1972 que la violence s’installe dans le quartier devenu, depuis lors, un ghetto : affrontement entre communautés, mais aussi avec des groupes venus de l’extérieur ; la petite et grosse délinquance s’installe dans le quartier. Face à ces événements, le propriétaire ne modifie pas sa ligne de conduite. Aucun entretien n’est fait, mais les loyers et les charges continuent leur évolution. L’effet ghetto s’étend à la vie scolaire. Ainsi, à l’école Jules Ferry, c’est 400 enfants immigrés qui sont présents pour les 420 inscrits.

  

Dès 1976, les premières interventions pour la démolition complète du quartier se font jour. En fait l’opération passait par le rachat des immeubles à la société Simon.

 

En 1977, Olivier de Serres fut un des thèmes principaux de la campagne des élections municipales, Charles Hernu s’engageant à résoudre le problème comme une priorité de son mandat. C’était aussi le souhait d’une forte majorité des habitants du quartier qui souhaitaient en finir avec « l’effet ghetto » qui les suivait partout dans leur vie quotidienne.

 

Le 24 octobre 1977, Charles Hernu, nouveau maire de Villeurbanne, annonça publiquement la fin d’Olivier de Serres.

Le permis de démolir fut accordé le 21 septembre 1976. Le premier immeuble a été démoli le 6 novembre 1978 et le dernier, quelques jours avant l’ouverture du nouveau quartier, le 6 août 1984.

 

1984 : Jacques Monod 

 

Pour inventer le nouveau quartier, la Municipalité lança un concours d’architectes avec trois objectifs : une cité ouverte sur le quartier de Cusset, en terme, en autres, de circulation des piétons ; une cité de 250 logements équipés d’espaces verts, de lieux de rencontre et de locaux collectifs ; une étude de faisabilité à partir de l’histoire de la cité, démontrant, dans la conception, la mise en œuvre de moyens tendant à développer les inter relations ; gestion de la cité par quatre sociétés d’HLM, à part égale.

  

Le choix s’était porté sur un cabinet d’architecte qui proposait un aménagement de quartier ni trop évolué dans la recherche, ni trop simplificateur, qui respectait strictement les attentes de la municipalité et de sociétés d’HLM en terme de nombre de logements normaux et spécifiques. En effet, le projet prévoyait de loger les familles les plus importantes, dites « lourdes » dans de petites villas  regroupées à une extrémité de quartier, des villas avec un petit jardin privatif. La réalisation en fera des blocs retournés contre un mur de clôture, dans une ruelle de quelques mètres de large, sans fenêtre côté quartier.  

 

Cette double erreur fut l’une des causes, parmi tant d’autres, de ce qu’il faut considérer comme un échec du projet. Jamais les douze villas, devenues « spécifiques » ne trouvèrent un fonctionnement normal tout à la fois dans leur existence propre et dans l’environnement du quartier.

 

L’histoire de Jacques Monod à nos jours est particulièrement liée à celle du Centre Social de Cusset qui fut impliqué dans la gestion des Locaux Collectifs Résidentiels. Ce sera une succession de difficultés, de conflits mais aussi, et malgré tout, d’événements porteurs d’avenir.

 
 
 ANIMER LA VIE DE QUARTIER

1983/1985 : La campagne Ville propre

 

L’idée vint d’un groupe d’enfants du quartier. C’était un club ACE (Action Catholique des Enfants, issus des anciens Cœurs Vaillantes Ames Vaillantes) qui avait organisé une enquête auprès de leurs copains-copines d’école, dans le cadre de la campagne d’année du mouvement : « Rendre la vie tout en couleur ». De cette enquête, il ressortait deux points, particulièrement mal vécus par les enfants : la circulation et le nom respect des règles de stationnement, les rues qui n'étaient pas propres du fait des habitants.

L’idée et le projet des enfants se singularisait dans la morosité ambiante. Alors, un groupe de travail « Ville Propre » fut mis en place, dans le cadre du Conseil Consultatif de Quartier. Il regroupait les associations du quartier (le Comité, la CSF, les CPE) et le club ACE. Pendant toute une année, les écoles travaillèrent sur ce thème de la ville propre et produisirent exposition, film, bande dessinés. Et quelques résultats et idées concrètes pour la ville.

 

1984 : L’enquête circulation

 

Dans une démarche analogue à celle de la campagne ville propre et se faisant l’écho, tout à la fois, d’une lassitude et d’un « raz le bol » des habitants du quartier, le comité mit en œuvre une enquête sur les problèmes de circulation et de sécurité des piétons.

 

Concrètement l’enquête de comité se présentait sous la forme d’un questionnaire qui se voulait passer en revue, tous les problèmes et pratiques des habitants en terme de déplacement urbains (voiture, vélo, moto, piétons…).

 

Au recto, on trouvait un plan du quartier sur lequel les habitants étaient invités à positionner : leur déplacement habituel ou quotidien ; les carrefours ou les lieux qui, à leurs yeux, présentaient des dangers notables.

Au verso, un certain nombre de questions permettaient de préciser les indications faites sur le plan : causes de l’insécurité routière, adaptation des feux tricolores, les carrefours dangereux, les propositions d’amélioration.

 

Ce sont 234 réponses, représentant environs 500 personnes, qui sont revenues, la plupart étaient fortement documentées.

 

1988 : L’affaire du pyralène 

 

L’affaire commence beaucoup plus tôt, en fait le 29 juin 1986. Ce jour-là, un incendie dans le poste moyenne tension de Cusset se propagea à un transformateur provoquant une fuite de PCB dans la nappe phréatique. Ce fut l’alerte générale et dès le début de l’incident, le quartier fut évacué pendant quelques heures, par crainte d’une production importante de dioxine.

 

C’est dans ce contexte que deux années plus tard, quelques habitants découvrirent une enquête publique affichée autour de la centrale annonçant la création par EDF d’un dépôt de pyralène sur le site.

 

La principale action décidée lors de cette réunion fut l’organisation d’une pétition lancée sur l’ensemble du quartier Cusset-Bonnevay. Cette lettre pétition fut soit signée, soit réécrite par la presque totalité des habitants concernés du quartier.

 

L’affaire se dénoua comme elle n’aurait jamais du commencer. EDF abandonna le dépôt de PCB devant l’intransigeance des habitants et de la municipalité.

 
 
CONSEIL DE QUARTIER

10 mai 1996 : Création du 1er conseil de Quartier de Villeurbanne à Cusset-Bonnevay

 
 

La mise en place des Conseils de Quartier était un engagement de campagne du maire de Villeurbanne, Gilbert Chabroux. Le premier quartier de la cité à être doté d’un Conseil de Quartier fut celui de Cusset, de fait le plus ancien quartier de Villeurbanne. Jean Berthinier adjoint chargé de la mise ne place de ces Conseils réunit autour du Comité de quartier, quelques habitants pour mettre en place les bases de la constitution.

 

On décida d’inviter l’ensemble des habitants, les présents constituants le conseil de quartier. Le bureau du Conseil serait désigné par tirage au sort des présents, associé à des représentants d’associations retenus, comme le Comité de Quartier.

 

 L’installation officielle du Conseil se déroula en Mairie le 10 mai 1996. Depuis cette date, le Comité de Quartier, par sa participation directe ou par des actions commune est un partenaire privilégié du Conseil de Quartier. 

 
 
LE COMITÉ : LE RETOUR

1993/1996 : La construction de l’Astroballe

 

C’est par la rumeur que les habitants du quartier ont appris, dans un premier temps, l’extension du parc à voitures, de la gare routière de Bonnevay et dans un deuxième temps, la construction de la nouvelle salle des sports.

 

Ces deux nouvelles, confirmées par le journal municipal VIVA de septembre 1993 conduisit le comité à intervenir auprès de la municipalité et à interpeller le Maire pour avoir des ces informations. C’est Nathalie Gautier qui les confirma, en faisant parvenir au Comité le dossier de faisabilité.

 

Le Comité programma une réunion rassemblant tous les intervenants du SYTRAL, à la SERL et à la Mairie. Deux cents personnes étaient présentes, ce qui conduisit le SYTRAL et la SERL à adopter un profil bas et à annoncer qu’aucun projet n’était encore élaboré.

 

La réunion se termina par la décision, suite à la demande insistante du comité, de mettre en place une commission de concertation ou seraient représenté le comité et les habitants du quartier par groupe d’immeubles. Ce fut un grand moment de « démocratie locale » malgré un démarrage difficile du à une certaine étroitesse de vue de la part du Sytral, mais leur position changera totalement après quelques réunions, en comprenant, en fait, l’intérêt qu’ils avaient à écouter et satisfaire, au mieux, les habitants.

 

Le débat fut toujours constructif car, dès le départ, l’objectif commun était clair et accepté par tous : la construction de la salle des sports et l’implantation du parc relais sans dégradation de la qualité de la vie des riverains. Les décisions quant à l’aménagement du site ne seront prises qu’à l’issue d’un consensus entre les responsables municipaux et techniques et les habitants du quartier.

 

Ces réunions permettront de régler l’implantation en hauteur de la salle des sports et son impact sur les riverains, l’implantation en sous sol du parc relais, la transformation en jardin d’un terrain en friche au centre du secteur, l’accès au parc relais et à la salle des sport lors des soirs de match.

 

1994/1999 : Le terrain de la rue Baratin

 

Devant l’ancienne église Saint Julien de Cusset, à proximité du carrefour entre le cours Émile Zola et rue Baratin, le pâté de maisons anciennes rappelait le passé de Villeurbanne. Ces maisons du XVIIIème  étaient appelées à disparaître, pour être remplacées par un immeuble de 10 étages, conformément au POS/PLU.

 

L’environnement du parvis de l’ancienne église, cœur du Villeurbanne historique, la défense de ce patrimoine, le nombre de construction d’immeubles sur la quartier, mais aussi le sentiment que l’implantation d’un immeuble était une aberration, conduisit le Comité à mener l’action contre cette décision.

 

Ce fut une action longue, peu spectaculaire & relativement feutrée, contrairement à certaines habitudes du Comité, beaucoup plus épistolaire et téléphonique que publique, mais toujours soutenue dans l’entourage du Maire. Il fallut donc beaucoup de patience, d’habileté pour prendre l’appui des quelques forts soutiens municipaux, même non ouvertement affichés pour que n’aboutisse pas le projet de construction.

 

Finalement, le maire décida l’achat de l’ensemble du terrain pour la réalisation d’un jardin qui porte le nom de Jardin des Mille Couleurs, au terme d’un vote du Conseil de Quartier. Les « Mille Couleurs » rappellent la constitution multiethnique de la population villeurbannaise.

 

24/11/1996 : L’Assemblée Générale de redémarrage

 

Fort du travail mené dans le cadre de la construction de l’Astroballe, l’obtention du Jardin des Mille Couleurs et de la dynamique de quartier relancée à cette occasion, les habitants actifs dans le comité décidèrent de proposer une nouvelle assemblée générale. L’objectif de cette Assemblée Générale était de remettre à plat l’activité du comité et de relancer son fonctionnement associatif.

  

L’assemblée générale eut lieu le 21 novembre 1996 et, lieu chargé de symboles, dans une salle de réception de l’Astroballe qui venait d’être inaugurée. A cette occasion, une visite de la nouvelle salle était proposée. Il y eut beaucoup de monde à cette assemblée. Plus de cent personnes étaient présente pour assister à la renaissance du comité de quarter de Cusset, ou plus simplement pour visiter la toute neuve Astroballe.

  

Le Comité se fixait quatre objectifs :

  • Promotion d'un quartier multi générationnel et multiculturel,
  • Organisation des fonctionnements et de l'urbanisation adaptée à une qualité de vie indispensable aux habitants
  • investissement dans le fonctionnement social du quartier en lien avec les partenaires sociaux et, plus particulièrement, avec le Centre Social de Cusset où nous continuerons à être présent actif
  • Poursuivre notre action sur l'ensemble de Cusset, en particulier pour briser le déséquilibre de ce quartier coupé en trois par le cours Emile Zola et le LY1.

Par ailleurs, le Comité s’inscrivait dans le Conseil de Quartier, mais en conservant, en tant qu'association, son indépendance et sa capacité d'agir en tant que tel.

 
 
LA VIE DE QUARTIER

1997/1998 : Construction de la maison des Fêtes familiales

 

Villeurbanne manquait cruellement de local réellement adaptés à des moments de fêtes familiales. La Municipalité Chabroux se proposa d’édifier une maison spécifiquement adaptée à ce type de fête.

 

Malgré la possibilité de 8 emplacements sur Villeurbanne, c’est le quartier de Cusset qui fut choisi et plus précisément le bord du canal à côté du stade G Lyvvet. Les habitants, mécontents de cette nuisante proximité et le Comité demandèrent à la mairie qu’une concertation soit engagée.

 

Si elle n’alla pas aussi loin que pour l’Astroballe, elle permit d’établir un certain nombre de règles de construction et d’utilisation devant éviter des nuisances inacceptables. Par exemple : la fermeture des portes et fenêtres, orientée côté canal après 22H.

 

Après un début suspicieux, la maison est entrée dans le site et la vie du quartier.

 

1998/2001 : Le projet immobilier sur le château Reguillon

 

Le château Prat, boulevard Reguillon n’est pas très ancien, XIXème siècle, mais c’est un élément indispensable du patrimoine villeurbannais, et les arbres du parc était remarquables.

 

Par un vote le conseil supprima la réserve municipale sur ce château et son parc, laissant libre cour à un promoteur pour construire un immeuble.

 

Une association « Cadre de Vie et Patrimoine » se créa pour défendre le château, soutenue par le Comité. Profitant de l’enclavement du château, le permis de construire ne fut pas accordé et finalement, il fut acheté par un particulier qui l’aménageât.

 
 
LES GRANDS PROJETS

Depuis 1998 : L'utilisation des berges du canal & le projet anneau bleu

 

L’ensemble constitué par les deux canaux Miribel et Jonage ainsi que les Lônes constitue un espace vierge à protéger mais aussi à mettre à disposition des habitants du Grand Lyon.

 

Un projet dit « Anneau Bleu » a été élaboré par le Grand Lyon pour mettre en valeur, dans un premier temps les berges du canal de Jonage, en particulier, entre Croix Luizet et Jonage.

 

Le Comité participe aux réunions de concertation pour que cet aménagement apporte un mieux être au quartier et des possibilités de loisirs de proximité, sans mettre en cause sa tranquillité. Le Comité soutient la demande du Conseil de Quartier de réinstaller les panneaux du circuit patrimoine installé en 2001 et démontés pour vandalisme.

 

Depuis 2000 : La transformation du Chemin de Fer de l'Est Lyonnais 

 

La transformation de la ligne de l’Est en tramways est une vielle histoire puisque le Comité avait été questionné sur un projet de ce type dans les années 70.

 

Dans ce projet suivi par les structures de démocratie locales, le Comité de Quartier, qui l’a soutenu totalement, est intervenu sur les nuisances et les difficultés apporté par les croisements, en particulier au niveau du carrefour entre la rue de la Poudrette et de la Soie, avec des encombrements dus à la complexité des flux.

Des solutions ont été trouvées.

 

Depuis 2002 : Le Pôle de loisir et le Carré de Soie et le pôle multimodal de la Soie

 

C’est aussi une longue histoire qui a commencé à la fin du siècle dernier, par des annonces de projet sur ce secteur allant d’un cinéma multiplex à un parc de loisir sur le canal. Les interpellations nombreuses du Comité conduisirent à la création d’un conseil Inter Quartier spécifique dans le cadre de la démocratie locale.

Les projets se sont précisés avec le temps et ont pris d’une certaine manière de l’ampleur :

  • Au début on parlait uniquement de pôle de loisir : qui s’est concrétisé par le Centre Commerciale, l’hippodrome et les animations de l’UCPA à l’intérieur de ce dernier. Associé à un pôle multimodal : tram, bus, métro
  • Par la suite le projet d’un « Carré de Soie », nouveau quartier s’étendant de Villeurbanne à Vaulx-en-Velin, a été élaboré dans une optique de développement durable et selon le terme choisi par l’urbaniste de « parc habité », qui maintien les espaces patrimoniaux du secteur comme les petites et grandes cités Tase et l’usine.

Le projet se développe, lentement, et l’action du Comité s’oriente sur deux axes : la maîtrise de l’urbanisation du nouveau quartier et le maintien des espaces patrimoniaux.

 
 
ANIMER LA VIE DE QUARTIER

Depuis 2001 : Participation au Téléthon

 

Depuis que le Téléthon a démarré sur le quartier, bientôt dix ans, le comité s’est associé de manières diverses, entre autre avec l’ASVEL.

 
Depuis 2001 : Participation au Journées du Patrimoine
 
 Nous accompagnons par des animations tous les ans les journées du patrimoine, pour faire vivre notre quartier.
 

Depuis 2003 : Partenariat avec le TNP

 

Depuis 5 ans, le Comité développe un projet avec le TNP, (en associant le Conseil de Quartier et le Centre Social) destiné à faire connaître le Théâtre, le TNP, l’une des plus grandes scènes françaises installée à Villeurbanne depuis 1972 et donner envie aux habitants d’entrer dans un théâtre.

Ce projet associe des visites de coulisse, des propositions de spectacles à tarif réduit, des présentations de ces spectacles et des prestations des comédiens de la troupe sur le quartier, au Centre Social.